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Qui sommes-nous ?

Chronologie des grands moments

1940-1953 Dès le début des années quarante, dans le courant de pensée de la loi fédérale de 1908 visant les 16 ans et moins qui prône soigner plutôt que châtier, le Père Albert Roger, inspiré de Saint-Jean Bosco, du Père Flanagan et des Boys Town, veut offrir à des jeunes ayant commis des délits, une alternative qui leur permette l’apprentissage de la liberté et de la responsabilité.

Plusieurs adolescents se trouvent alors en prison; les plus jeunes recevant un soutien des œuvres de protection de l’enfance, Boscoville cible son approche auprès des garçons de 15-18 ans que l’on considère plus récalcitrants. C’est l’instauration des camps estivaux animés par de jeunes moniteurs dont Gilles Gendreau, qui graduellement prendra le leadership du développement. En 1945, Boscoville obtient ses lettres patentes, l‘achat de la ferme Hudon suivra en 1947; c'est ainsi que  naît l'expérience novatrice d'un foyer de groupe.

1954-1961 Mise en place du nouveau Boscoville à Rivière-des-Prairies (Montréal)
et inauguration du système pavillonnaire où les adolescents vivent au sein de petites unités favorisant le contact personnalisé et l’appartenance; ils jouissent d’un enseignement individualisé, d’un programme adapté d’activités (intellectuelles, physiques, manuelles et artistiques) et se voient investis de rôles et responsabilités réels. Les éducateurs reçoivent une formation spécifique en éducation spécialisée et en psychopédagogie. Un modèle prend forme, une équipe se bâtit et une profession se dessine : la psychoéducation.

1962-1980 Les années d’approfondissement, de systématisation et de rayonnement. On souligne le dixième anniversaire du système pavillonnaire (1964). Boscoville systématise et consolide son modèle et ses approches; son équipe est mise à contribution pour la formation et l’enseignement. À l’Université de Montréal, basée sur l'expérience du Centre de formation des éducateurs spécialisés, c'est la naissance puis la consolidation de l'École de psychoéducation et la création du Centre de psychoéducation du Québec. Boscoville devient un modèle et une référence nationale et internationale en matière de réadaptation.

1981-1992 Le réseau québécois de la santé et des services sociaux se structure et le réseau d’établissements devient réalité. La nouvelle loi de la protection de la jeunesse crée un impact dans les centres pour jeunes en difficulté et entraîne des changements importants et parfois dérangeants. Boscoville n’y échappe pas. C’est également une période économique plus difficile qui entraîne une rationalisation des ressources et une période dite de décroissance. Pour Boscoville, c’est une période d’adaptation importante et d’expérimentation à la recherche d’orientations et d’idées novatrices qui lui permettront de poursuivre son développement.

1993-1998 Avec la création des centres jeunesse régionaux, Boscoville est intégré et devient un des campus des Centres jeunesse de Montréal. Suite à divers exercices de planification, jugé excédentaire, Boscoville ferme ses portes en 1998 dans la controverse.

1999-2001 Le ministre délégué à la protection de la jeunesse, Gilles Baril, souhaite rouvrir Boscoville et mène plusieurs consultations. Parallèlement, un mouvement très important d’anciens de Boscoville est à la base d’une pétition dont l’objet est de conserver au campus sa vocation jeunesse. Finalement, en mai 2001, sur de nouvelles bases et investi d'une nouvelle mission, c’est l’ouverture de Boscoville 2000.

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